Quelques éléments de vie

Agnès de France est née en 1260. Elle est la fille du roi de France Louis IX dit Saint Louis (1214-1270) et de Marguerite de Provence (1221-1295). Sa grand-mère est Blanche de Castille (1188-1252) épouse de Louis VIII (1187-1226). Elle est donc une princesse capétienne. En 1279, elle épouse Robert II (1248-1306) duc de Bourgogne. Elle décède en 1325 à Lantenay puis est inhumée à Cîteaux.

Agnès de France et Robert II ont dix enfants, cinq garçons et cinq filles dont Marguerite de Bourgogne (1290-1315) qui sera enfermée dans la forteresse de Château-Gaillard pour adultère et mourra à la suite de mauvais traitements. Cet épisode donnera lieu à la légende de la tour de Nesle et à l’épisode de la « reine étranglée » des « Rois maudits ».

Au décès de son époux, Agnès devient régente du duché de Bourgogne de 1306 à 1311 et exerce la tutelle de ses enfants. Elle réside alors au château de Lantenay.

A sa mort, elle choisit d’être au côté de son mari dans l’abbaye de Cîteaux. Tous les tombeaux présents dans la chapelle Saint Georges dite chapelle des ducs furent détruits par les troupes du général Gallas en 1636. Par son testament, elle fait « une infinité de legs aux cathédrales, collégiales, paroisses, abbayes, couvents, hôpitaux » (Plancher, 1761) dont le « covent des nonnains de Praalons » et le « covent de Saint Bénigne ». De plus, par un don de XV livres dijonnais, elle demande qu’après « son orbit » soit fait « l’office dans les églises paroissiales du duché de Bourgogne ».

 

Extrait, « Agneti Ducisse burgundie », 1310, ADCO, B 1253

Voir aussi : Livre Fleurey-sur-Ouche, histoire et patrimoine, page 61.

Lien avec Fleurey-sur-Ouche

  • Elle agrandit ses propriétés et fait « encore quelques acquisitions qu’elle ajoute à ce qu’elle possède à Nuits, Vergy et Lantenay » ( Plancher, 1761), en achetant entre autres, « la huitième part de la tierce partie du moulin du pont de Fleurey-sur-Ouche ».

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  • La tradition locale voudrait que la duchesse Agnès ait aussi fait des dons pour l’église de Fleurey et par ailleurs, qu’elle ait donné au prieur de Saint-Marcel « tout ce qu’elle possédait à Fleurey » (Courtépée et Béguillet, 1777). Elle met certaines conditions : donner une messe quotidienne, recevoir trois fois par an, au prieuré, les processions que le curé de la paroisse doit faire.