Quelques éléments de vie

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Fernand Boiget naît à Fleurey le 23 août 1907. En 1933, il épouse Simone Grée, elle-même originaire de Fleurey. Il décède à Fleurey le 30 octobre 2006.

Dès 1919, il complète son instruction primaire par des cours par correspondance de mathématiques, comptabilité pratique, arpentage, agriculture, tout en travaillant à la ferme familiale.

En 1927, il rejoint son frère Marcel au MALI pour travailler comme chef de chantier dans une entreprise de culture cotonnière. Il faut simultanément faire défricher la brousse pour la cultiver, construire des villages pour les familles d’ouvriers et celles des cadres, aménager des enclos pour le bétail et s’occuper de la comptabilité.

Toute sa vie en Afrique se déroule dans la brousse. Il parcourt à pied les diguettes des rizières et les chemins de savane. Parlant couramment le Bambara, il est très lié avec les villageois. Ses séjours d’un ou deux ans alternent avec des périodes de congé en France jusqu’à un retour définitif en 1960.

Seule la guerre interrompra son séjour d’Afrique : de 1942 à 1945, il est affecté au Génie Rural à Dijon pendant l’occupation.

 

Liens avec Fleurey-sur-Ouche

  • Les parents de Fernand Boiget exploitent une ferme, rue de la Charme.

  • Dès sa retraite en 1960 et jusqu’en 1990, il fait beaucoup de recherches sur la généalogie de sa famille et simultanément sur l’histoire de Fleurey, aux archives départementales, mais aussi à partir des bulletins paroissiaux des années 1900. Il s’intéresse également aux villages voisins.

  • Albert Colombet, un érudit local, vient parfois le chercher depuis Dijon pour explorer le plain de Susan à la recherche de tumuli dont ils font des relevés.

  • Il remplit de nombreux cahiers et carnets puis se décide à ordonner et transcrire toutes ses notes sur plusieurs classeurs agrémentés de croquis. Avec son accord enthousiaste, il a accepté d’en faire profiter HIPAF et ainsi contribué, avec les membres de l’association à la rédaction du livre Histoire et Patrimoine. Sur sa fin de vie, il regrettera de ne pas avoir disposé des moyens de recherche actuels.