Église paroissiale Saint-Jean-Baptiste, rue du Clos de la Cure à Fleurey

Du diocèse de Dijon depuis 1731.

Du doyenné Dijon nord-ouest, paroisse de Plombières-lès-Dijon.

Inscrite au titre des Monuments Historiques le 20 juillet 1979.

Construction probable de l’église actuelle à la fin du XIIe siècle et au début du XIIIe.

Son curé fut nommé par le prieur de Saint-Marcel-lès-Chalon jusqu’à la Révolution.

L’église paroissiale Saint-Jean-Baptiste surprend par sa situation à l’écart du centre du village. Elle est située dans le quartier de la Vellotte, sur la rive gauche de l’Ouche, non loin d’une ancienne voie romaine se dirigeant vers Mâlain (Mediolanum). Jusque dans un passé récent, son environnement était bien différent de celui qu’on lui connaît aujourd’hui.

Vidéo de la dépose du clocher de l’église en 1968

Le Clos de la Cure ainsi que les jardins alentour étaient fermés de hauts murs à pierres sèches (photo enclos église) qui enserraient étroitement la petite rue de L’Église. Jusqu’en 1882, elle était  entourée par le cimetière sur ses faces  nord, est, et sud.

Lors des fouilles archéologiques menées à l’intérieur en 1996, des sarcophages des Ve et VIIe siècles furent mis au jour ainsi qu’un pan de mur  orienté est-ouest, enfoui à 2,73 m de profondeur au niveau des piliers nord de la nef. Ces découvertes permirent de confirmer que l’église avait  été construite sur une nécropole mérovingienne probablement  associée à un édifice cultuel.

C’est l’augmentation  importante de la population du village au XIIIe siècle qui entraîna sans doute une reconstruction du bâtiment.  Agrandi au XVIe siècle d’une chapelle et d’une sacristie, celui-ci a  cependant conservé  une grande unité de style.

Les caractéristiques principales du roman  sont réunies : allure trapue,  piliers massifs et baies en plein cintre. La voûte d’ogives et le tympan tréflé du portail évoquent les balbutiements du gothique qui pénètrent dans la région à cette époque. Les bases des pilastres des murs nord et sud sont respectivement 1 m et 1 m 30 plus bas que celles des piliers de la nef. Aucune explication définitive n’a encore pu être donnée à ce sujet.

L’église perdit son toit de laves en 1894. Le clocher à quatre pans fut alors remplacé par une flèche de 20m de haut. En 1967, celle-ci fut endommagée lors d’un orage et puisqu’il fallait reconstruire, la Municipalité décida de redonner au clocher sa forme d’origine.

Au XVIIe et au  XVIIIe siècle, suite aux dons des parlementaires dijonnais qui établirent au village leur « maison aux champs », le mobilier de l’église s’enrichit de plusieurs retables, de nombreux tableaux et de statues.

Tous les vitraux actuels furent mis en place entre 1926 et 1936 sous le contrôle du curé Carlet, Tous furent réalisés dans les ateliers de Jean Gaudin,  grand maître verrier parisien des années 1930.

Dans le chœur, le vitrail de saint Jean-Baptiste, patron de l’église, était promis au salon des Arts Décoratifs de 1937. Il ne put malheureusement pas y être exposé, faute d’un emplacement qui l’aurait pleinement mis en valeur.

Au nombre des éléments de mobilier remarquables, on compte une cuve en pierre (fonts baptismaux) provenant de l’ancien prieuré Saint-Marcel, un triptyque dont la toile centrale, probablement du XVIIe siècle, représente la Déploration du Christ, et un tableau de la fin du XVIe siècle figurant l’Adoration des Bergers.

HIPAF

Pour aller plus loin : Jacqueline Mugnier

Borbeteil n°4 Les trois visages de notre église

Borbeteil n°7 Visite de l’Eglise

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