Quelques éléments de vie

Jean Vivant Micault de Corbeton (Courbeton) est né le 10/05/1725. Il se marie à Marie-Charlotte Trudaine le 27 juin 1765 à Paris et meurt en 1794 à Dijon.

Le 13 mars 1780 il est reçu conseiller et le 11 février 1783, président au parlement de Bourgogne. En 1789, il est marquis de Joncy et seigneur de Meilly, Rouvre, Marouge, Agey, Saligny, Laforest et Liernolle, chevalier conseiller du roi, président à mortier au parlement de Bourgogne… (ADCO 4 E2 2/02/1789 – notaire Lefranc). Il est propriétaire, entre autres, de l’Hôtel Bouhier de Savigny, 12 rue Vauban à Dijon.

Il quitte la France en 1789 par crainte d’être arrêté, revient en 1792 à Luxeuil pour éviter la confiscation de ses biens et fournit les certificats de résidence nécessaires.

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Portrait de André-Antoine Bernard dit Pioche Fer par Jacques-Louis David (1795)


Le 13 février 1794, il est néanmoins arrêté, sous l’inculpation d’avoir émigré, par André-Antoine Bernard dit Pioche Fer, envoyé en mission à Dijon par le Comité de Salut Public qui s’est installé dans l’hôtel Bouhier de Savigny « mon coup d’essai a été de prendre gîte dans la maison de Crésus Micault ». Pioche Fer met la pression sur le tribunal et obtient la tête de Micaut de Corbeton. Celui-ci est condamné le 17 mars 1794 et guillotiné le jour même sur la place du Morimont (aujourd’hui place Émile Zola). Le , son fils Joseph-Vivant, son gendre Charles Michel Trudaine de la Sablière et son frère sont également guillotinés.

Rayée de la liste des émigrés le 11 août 1795, sa famille recouvre les biens mobiliers et immobiliers sauf ceux de Fleurey. Le 18 avril 1832, Monsieur de Vérac, légataire universel de la famille De Corbeton reçoit une somme de 53315 francs pour les biens saisis à Fleurey.

Voir aussi : La triste histoire Micault de Corbeton Borbeteil n° 32

Liens avec Fleurey-sur-Ouche

  •  Depuis 1789, Jean Vivant Micault de Corbeton est propriétaire du « château de la Velotte », ruelle des Vignes ( aujourd’hui, rue du Château), à Fleurey-sur-Ouche.
  • Ce bien est saisi et l’inventaire est fait en novembre 1793 par Claude Dellery, maire de la commune, aidé de Pierre Bouhin, fermier, et un expert, Jean-Antoine Romey de Dijon. Il est vendu en 67 lots, le 28 août 1794 (ADCO 21 Q 212).

  • « Le 8 février 1795, furent présents Jean Cazotte, juge de paix, Mathieu Pérille, officier de la santé, Antoine Lignier, greffier de la justice de paix, Théodore Faget, Michel Maillot, cultivateur, Sébastien Saverot le jeune, Etienne Grée, et Jean Baptiste Lefranc, tous demeurant à Fleurey, tant pour eux que pour leurs autres cosociétaires absents, lesquels solidairement ont vendu à Denis Saverot vigneron et Jean Baptiste Potot cultivateur, tous deux demeurant à Fleurey, acceptant pour eux solidairement, une maison située à Fleurey, lieu dit La Velotte, ayant appartenu au condamné Micault… » (,ADCO 4 E2/577 notaire Lefranc).